Travailler au Luxembourg: avantages et inconvénients

Travailler au Luxembourg et vivre en France, c’est ce que font beaucoup de frontaliers. Pourquoi ?

  • Parce que les salaires moyens sont plus important,
  • Parce que dans certaines branches il y a des offres emploi qu’on peine à trouver en France
  • Parce que les perspectives d’évolution sont réelles : restauration, sécurité, informatique, santé, finance…

Les frontaliers, et même ceux qui sont à 1 heure et plus en TGV sont de plus en plus nombreux a tenter l’aventure, même sans parler anglais et avec peu (ou sans) de diplômes. Si l’aventure vous tente, découvrez notre guide complet du travail au Luxembourg


Pourquoi partir travailler dans le Grand Duché ?


En étant français, vous vous dites que vous n’allez pas forcément être accueilli à bras ouverts. Sauf que la moitié des travailleurs au Luxembourg passent la frontière (Allemagne, France et Belgique) quotidiennement et ne sont pas des résidents. C’est donc une pratique courante qui n’a rien d’exceptionnelle.

Que vous travaillez dans l’hôtellerie, comme cuisinier, infirmière ou aide-soignante, il y a des offres à pourvoir et qui peuvent rapporter plus qu’en France. Même chose dans la finance : le Grand Duché reste une place financière forte en Europe.

Un comparatif entre la France et le Luxembourg qui date un peu, mais qui est très révélateur !

LE BON PLAN :  

Rentrer en France chaque soir, pour profiter des rémunérations luxembourgeoises et du coût de la vie français.

Pour ceux que le salariat rebute, notez-le : vous avez aussi la possibilité de créer une entreprise au Luxembourg.

Comment se porte le marché de l’emploi ?

C’est un petit pays, mais avec un économie au beau fixe. Moins de 400 000 salariés, il faudra donc vous y faire votre place.

Beaucoup de frontaliers font le trajet chaque matin : presque la moitié, et ce chiffre ne fait qu’augmenter ! Surtout des français, des belges et des allemands. Chaque année il y a environ 10000 nouveaux emplois qui sont créés.


Comment y aller ?

Le train est le moyen de transport idéal pour les trajets France-Luxembourg des frontaliers. Reste que l’abonnement mensuel a un coût certain. Mais la solution est bien plus gagnante que celle qui consiste à prendre sa voiture, à se taper les bouchons et à mettre 3/4 d’heure pour se garer.

Les abonnement de train pour économiser

La SNCF, et la CFL, conscient que de nombreuses personnes font le trajet chaque jour ont mis en place des abonnements spécifiques pour prendre le train autant de fois qu’il est nécessaire de le faire. Passer la frontière du lundi au vendredi n’a donc plus rien d’exceptionnel pour aller travailler.

Exemple de prix :

Combien pouvez-vous espérer gagner si vous travaillez au Luxembourg ?


S’il y a tant de frontaliers qui font la navette chaque jour et qui supportent le train ou les embouteillages, c’est qu’il y a une raison : l’attractivité de la rémunération ! Ne nous voilons pas la face : c’est une source de motivation sans égales même si les résidents touchent un peu plus que les frontaliers.

Faites-vous une idée des différences de salaire en Europe :

Le salaire brut minimum approche actuellement les 2000 euros sans qualifications particulières

C’est le seuil sous lequel il n’est pas possible de descendre. Chaque année il est revu à la hausse (que nous réserve 2018 ?). En franc et en Belgique c’est 500 euros de moins.

Si vous avez des diplômes ou une qualification particulière, le salaire minimum est fixé à2.398,30 euros. Mais votre fiche de paye peut très vite grimper entre 3 et 5000 euros + les primes très courantes au Luxembourg. Au Luxembourg, le salaire est différent selon que l’employé est qualifié (niveau d’étude supérieur au CATP ou avec un CCP depuis 2 ans ou plus) ou non.

Les petites choses à connaître mais qui peuvent tout changer

ATTENTION EN ENTRETIEN : on vous parlera toujours en salaire brut (à vous de faire le calcul dans votre tête).

BON À SAVOIR : on ne rigole pas avec l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. C’est dans la loi, et l’amende est très salée pour l’entreprise qui se risquerait à faire le contraire. Même chose si vous cumulez 2 emplois : vous ne pouvez dépasser cette durée légale hebdomadaire qu’après en avoir informé l’inspection du travail.

À quoi ressemble une fiche de paye au Luxembourg :

Le plus grand syndicat : l’OGBL

Si les salaires sont si haut au Luxembourg, c’est aussi parce que les syndicats font bien leur travail. Le plus connu est l’OGBL, majoritaire dans le pays, qui défend les salariés et en particulier la délicate question des rémunérations.

Le syndicat est présent dans tous les secteurs économiques et même les étudiants ainsi que les apprentis peuvent y adhérer. Contrairement à la France, les finances du syndicat viennent uniquement des cotisations des adhérents. L’état ne participe pas à son budget.

Temps travaillé et jours de congés


Ce ne sont pas les mêmes règles qu’en France et qu’en Belgique, puisqu’on y travaille pour l’instant 40h/semaine et 8 heures par jour, avec 5 semaines de congés payés sauf exceptions (dans la banque par exemple). Les 35 heures ne sont donc pas pour demain, mais on a rien sans rien…

Si vous vous marié, qu’il y a un enterrement dans votre famille ou que vous changez de domicile on vous accordera également des jours appelés là-bas « congés extraordinaires ».

A cela s’ajoutent les jours fériés. Il y en a 10. Bonne nouvelle pour ceux qui aiment les week-ends en famille : pas de travail le dimanche à moins d’un accord d’entreprise.

Toucher le chômage


Personne n’est à l’abri de perdre un jour son emploi, même pas vous.

BON À SAVOIR POUR LES FRONTALIERS : le Luxembourg est un pays qui permet de toucher des allocations chômage en France en cas de perte de son travail dans le grand duché.

Pour ne pas se tromper dans les démarches :

  1. Vous faire remettre par votre employeur un certificat de travail portant la mention « cessation des relations d’emploi ».
  2. Transmettre ce certificat au Service Maintien de l’Emploi de l’ADEM. L’adresse ? 1 boulevard Porte de France L-4360 à Esch-sur-Alzette.
  3. C’est l’ADEM qui se chargera ensuite de l’envoyer à Pôle Emploi (pour les français, ou à l’organisme équivalent pour les belges – le FOREM – et les suisses).

En parallèle, ne perdez pas de temps pour aller vous inscrire à l’assurance chômage de votre lieu de résidence.

Le petit + pour les frontaliers

Il faudra vous inscrire à l’ADEM une fois au chômage. Vous n’allez pas recevoir une aide financière supplémentaire, mais vous aurez accès aux propositions d’emploi dans le grand duché.

Revers de la médaille : il faudra pointer à l’ADEM de temps en temps, tout comme vous le ferez à Pôle Emploi.

Combien allez-vous toucher ?

Tout dépendra de vos derniers revenus. En fonction du montant, un pourcentage différent sera appliqué. Chaque cas étant différent, on ne peut pas ici s’engager sur des chiffres

Si vous habitez en Belgique :

Il faut avoir travaillé au moins 1 an dans les 21 derniers mois. Attention : la rémunération prise est compte pour le calcul est plafonnée à 2.497,42 €. Pourcentage appliqué : entre 40 et 65% de cette somme, sans limite dans le temps mais dégressive.

Si vous habitez en France :

Il faut avoir travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (la règle change à partir de 50 ans). C’est l’ensemble des salaires de l’année écoulée (la limite de 12.680 €/mois) qui est pris en compte pour le calcul. Pourcentage appliqué : entre 40 et 75%. Rappel : 2 ans d’indemnisation tout au plus.

Quels sont les point négatifs ?


Synthétisons ce qui vient d’être dit afin de regarder quand même le revers de la médaille, un travailleur frontalier bien averti en valant deux !

  1. Il va falloir laisser les 35h au vestiaire. Dans le Grand Duché, on travaille 40h, avec 5 semaines de congé payé.
  2. Préparez vous à faire du trajet, à moins d’habiter vraiment près de la frontière, mais là, le prix de le pierre et les loyers sont importants.
  3. Enfin, si parler seulement le français peut s’avérer suffisant, être à l’aise en allemand ou an anglais sera un vrai plus lors de votre recherche d’emploi. L’idéal : apprendre à parler le luxembourgeois
  4. D’une façon générale, le droit du travail est beaucoup plus flexible qu’en France, notamment en ce qui concerne un licenciement éventuel. Mais difficile d’aller contre cette flexibilité à notre époque

Vivre et travailler au Luxembourg : la meilleure solution ?


Ça peut l’être si les trajets sont trop longs, mais il vous faudra trouver un job qui rapporte beaucoup pour être à l’aise financièrement dans le pays. Vous pourrez vous le permettre facilement si vous travaillez dans la finance et pour un hedge funds.

A lire impérativement : les démarches pour devenir résident.

Les raisons de s’y installer

  • Vous gagnerez bien votre vie
  • Vous paierez moins d’impôts qu’en France (mais plus qu’en Belgique). Rappel : le Luxembourg applique déjà le prélèvement à la source.
  • Si vous avez des enfants, vous aurez de gros abattements fiscaux, de bonnes allocations familiales et des congés parentaux possibles.

Vous cherchez du travail : comment faire ?


Comme partout, ce sont les annonces en ligne des sites spécialisés qui sont devenus le moteur de recherche numéro 1. A consulter aussi, celles mises en ligne par les agences d’intérim.

Beaucoup d’avantages à travailler dans une société luxembourgeoise : véhicule de fonction, ordinateur portable, smartphone, primes, 13 et 14 ème mois… Mais pour trouver ce genre de jobs, mieux vaut avoir de l’expérience ou des diplômes solides. De toute façon, rien ne vous empêche d’envoyer votre candidature.

BON PLAN : le répertoire STATEC des entreprises du pays, pour faire des candidatures spontanées.


Beaucoup de français viennent au Luxembourg pour le travail mais également pour chercher un leasing à bon prix. Si c’est un véhicule qui vous intérèsse, vous pouvez lire nos articles sur :